mardi 22 juillet 2014

Breakfast

Les vacances approchent, on sent un certain relâchement sur la table du petit déjeuner...

Tarte aux mirabelles ramassées hier soir dans le jardin d'une copine partie en vacances. Zouzim dans toute sa splendeur matinale.....

lundi 21 juillet 2014

Downtown



Je n'ai pas encore quitté la ville. Je la sillonne à pieds, en tram ou à vélo, shoote parfois du street art, profite de la fin des soldes et des terrasses ensoleillées, pique-nique dans les parcs. Je déménage aussi. A peine installée dans une BU depuis 6 mois, je réintègre mes anciens locaux, mais deux étages plus haut et un bureau pour moi toute seule. J'ai vue sur la canopée, et le champ de grues qui s'activent pour la rénovation du campus. Dans le silence des bureaux presque désertés, j'entends le tam-tam des marteaux, une porte qui claque dans le courant d'air, et c'est à peu près tout.
Dans la pagaille du déménagement, j'ai récupéré un bureau d'écolier et même une boîte de craies. Le premier accueille mes plantes vertes, la seconde sert à bloquer la porte en position ouverte. Ici le maître mot est recyclage à tous les étages, on fait du neuf avec du vieux, pas question de bouffer l'argent de la recherche en mobilier et accessoires. De toute façon, les caisses sont vides non ?




mardi 15 juillet 2014

Py(y)la

Des bagnoles de luxe, un potager en haut d'une dune, des pins en pot morts de soif mais enguirlandés, des cabanes chics avec vue imprenable sur le banc d'arguin, une armada de limonadiers total look blanc immaculé. Une mise en scène signée Starck of course. La co(o)rniche fait son petit effet et son principal atout pourrait être sa relative discrétion depuis la rue s'il n'y avait pas autant de voitures garées devant....(o)h !
 



 





samedi 12 juillet 2014

london's calling

Départ matinal pour le Norfolk via Paris pour Nine. Son brevet en poche, elle n'a qu'une hâte, rallier l'eurostar pour rejoindre le manoir dans lequel elle va passer les 15 prochains jours. Une virée à Londres est prévue au programme, ça motive !!!
Elle n'a même pas croisé son frère qui rentrait potron minet d'une semaine de camping à la mer. 3 semaines sans se voir, c'est la première année que ça arrive. Ils grandissent, c'est une évidence...




 Elle ma piqué ma veste de l'armée et mes dr martens.... soupir....


mercredi 9 juillet 2014

take away

J'ai testé à midi la forêt noire d'une boulangerie/patisserie dont l'enseigne inonde depuis quelques années la banlieue bordelaise et dont la couleur orange que l'on aperçoit sur la photo mettra les bordelais(es) sur la voie. La forêt noire est présentée en verrine (plastique). Les copeaux sont généreux, craquants et accompagnés de sortes de mini maltese qui ajoutent du croustillant. La chantilly est un peu light et pas très goûteuse, ça n'est pas vraiment une génoise mais plutôt une mousse épaisse et pas assez chocolatée, accompagnée de  cerises, le tout, généreusement imbibé d'un erzatz de kirsch...
Bref, on m'en avait dit beaucoup de bien, je ne suis pas convaincue. Mais une petite douceur en plein air, en attendant le tram, c'est quand-même bien sympa.

mardi 8 juillet 2014

quitter la ville



Ce ne sont pas encore les vacances mais ça commence à y ressembler. Même les passages piétons de la fac se mettent au rose fluo !
Le domaine de Malagar (François Mauriac) et le chateau de Malromé (Henri de Toulouse Lautrec) nous ont offert de jolis moments pour occuper la centaine de membres du personnel BU en vadrouille pour notre assemblée d'été.
Encore une pile instable de dossiers à enregistrer, un déménagement de plus à gérer et je pourrai poser ma casquette pour l'été !

lundi 30 juin 2014

lectures de juin


Un Goncourt 2014 qui se lit d'une traite, ça ne se refuse pas. Un grand roman sur l'après grande guerre qui met en lumière quelques escroqueries faites sur le dos des morts et de leur mémoire. Un récit flamboyant que l'on ne lâche pas, des personnages inoubliables, une imagination et une maîtrise telles que le récit nous poursuit bien après que la dernière page soit lue.

Cet opus de John le Carré n'était pas disponible en bibliothèque, je l'ai finalement acheté. Je n'en avais jamais entendu parlé. Je l'ai lu car une partie du récit, notamment le premier chapitre, se situe dans la banlieue d'Istanbul. Il est question d'une banque anglaise qui blanchit l'argent de la mafia russe, de la prise de conscience des magouilles du père par le fils héritier de cette banque et de son refus d'y tremper. Les personnages sont aussi attachants que dans la constance du jardinier et le style toujours aussi agréable à lire.


J'ai emmené le Chardonneret à Istanbul et j'ai été captivée par l'histoire. J'en lisais quelques pages dès que j'avais 5 minutes disponibles à l'appartement, profitant de la nécessité de reposer ma jambe pour calmer la tendinopathie qui me casse les pieds depuis des mois et qui n'a pas beaucoup apprécié les collines stambouliotes....
Le chardonneret a obtenu le prix Pulitzer, il fait 800 pages, il a de quoi impressionner, d'autant que de ci de là sur la blogo, il est tombé des mains de certaines lectrices qui ont peiné à le finir.
Je l'ai dévoré. C'est le livre de tous les excès : chagrin, deuil, souffrance, drogues, amitié, amour rêvé, beauté, violence, autour d'un tableau minuscule enchaîné au jeune héros, Théo, comme ce chardonneret enchaîné à son perchoir. C'est New York/Las Vegas et retour, le voyage de cet adolescent en enfer chaque fois que sa vie bascule. C'est une somme de sentiments exacerbés, de paranoïa, d'urgences, à la vie, à la mort. C'est un monument. A lire absolument.

 

"Pourtant il a failli rater l’appel, il a failli ne pas entendre, et c’est en reprenant  son souffle au terme d’une longue phrase mouvementée – une polyphonie vocale, une envolée d’oiseaux, Benjamin Britten, A ceremony of Carols op.28 – qu’il a perçu le cui-cui de l’appareil qui twistait celui, brillant et délicat, d’un chardonneret en cage." - réparer  les vivants - extrait
Après le Chardonneret, il est encore question de ce petit oiseau chanteur et à la lecture de ce très beau roman de Maylis de Kerangal, je comprends aujourd'hui pourquoi celui du tableau est enchaîné. Oiseau chassé, dressé pour ce don extraordinaire, il apparaît au détour de cette galerie de portraits qui accompagnent directement ou indirectement le jeune homme donneur d'organes après qu'il ait succombé à un accident mortel. Beaucoup de pudeur, de grandeur d'âme. Une plume qui caresse la douleur et atténue la violence du sujet. Facile à lire mais difficile à digérer. Ce roman est un tour de force.