vendredi 21 novembre 2014

le trendy châle de mademoiselle sophie

Mais si, vous vous souvenez, on a toutes fait notre trendy châle il y a quelques années ! Cette fois c'est une version XL pour me tenir chaud cet hiver. Gris comme mon bonnet et ma doudoune mademoiselle plume. C'est de l'alpaga phildar, trouvé au secours pop. Au bout de 6 pelotes j'ai déclaré forfait, j'ai envie de passer à autre chose et surtout de le porter !!! Le point mousse au kilomètre c'est bien sympa et le résultat est toujours top mais bon, faut savoir s'arrêter !!


alpaga phildar, aig n°4.5, 6 pelotes de 50g

mardi 18 novembre 2014

les kids à AmsterdAm

A Amsterdam, il n'y a pas que des vélos, même s'ils sont très beaux. Nous y avons passé 5 jours en famille, vous pouvez lire nos aventures ici !














lundi 17 novembre 2014

tapisseries



 
 
 La vieille église de Mérignac, petit bijou roman écrasé au milieu d'une forêt d'immeubles résidentiels, a le mérite d'accueillir de bien belles expositions. Après Martin Parr et Helmut Newton, entre autres, il s'agit aujourd'hui de l'oeuvre de deux sculpteurs honorés en 2012 du prestigieux prix Marcel Duchamp.
Neuf pulls XXL tricotés à 4 mains sur des aiguilles de 5cm de diamètre et suspendus au plafond de l'édifice. L'effet est saisissant, entre démesure et cocooning. Les tricoteuses averties ou pas s'amuseront à tourner autour des ouvrages pour déceler les coutures, les points et la construction (toujours la même). On pourrait baptiser cette démarche du ready hand made puisqu'elle allie le détournement d'objet en oeuvre d'art et la culture populaire du maniement des aiguilles. A voir jusqu'au 6 décembre.

jeudi 13 novembre 2014

brasilia 450

 

 Le cabanon de mon amie est bien trop petit pour nous accueillir quand elle y vient aussi. Et même s'il est très agréable d'en profiter en son absence, je trouve bien plus sympathique d'y venir tous ensemble. Je n'ai jamais aimé ramper à quatre pattes pour entrer dans une tente puis me contorsionner pour me glisser dans un sac de couchage. Et puis le temps sur la côte atlantique est assez incertain, la pluie vient vous rappeler à l'ordre bien plus souvent qu'à son tour. Non, décidément, il fallait trouver autre chose.
Assise sur un fauteuil de jardin à regarder les arbres au printemps, je m'étais mise à rêver à l'acquisition d'une petite caravane et pourquoi pas de toilettes sèches. Pour la caravane, c'est chose faite. Pour les toilettes on verra au printemps maintenant.
Samedi, sur les routes de campagne, en croisant fort les doigts pour éviter une crevaison, nous avons suivi la voiture d'un camarade qui a tracté un gros escargot jusqu'au cabanon. Pousser, tirer, stabiliser. Nom de code  : Brasilia 450.
J'ai récupéré les rideaux poussiéreux pour en faire d'autres, j'envisage une immense couverture au crochet multicolore et un carton de vieille vaisselle colorée attendra que nous prenions possession des lieux aux beaux jours.
Un rêve qui s'est réalisé, sans un sou dépensé, fêté dignement par une joyeuse dinette et une balade entre chien et loup au bord du lac. L'été est juste fini, je fais des plans sur la comète pour le prochain.
 




 



mercredi 12 novembre 2014

des chaussettes vertes

En rentrant du ski en février dernier, nous nous sommes arrêtés chez Emmaüs à Pau. Je n'avais encore jamais eu l'occasion d'y aller mais je savais qu'il était réputé. Le lieu est immense et très bien organisé. Les prix s'en ressentent un peu, fini l'époque où l'on trouve des trésors pour trois sous, le personnel sait aujourd'hui ce qu'il vend et quel prix il peut afficher...
Pour la laine, pas de souci étant donné le prix d'une pelote neuve de qualité... J'ai trouvé de très belles pelotes de pure laine verte que j'ai tout de suite vu transformées en une paire de longues chaussettes à glisser dans les après-ski...



Fil vintage pure laine

Un modèle gratuit trouvé sur la toile, ultra simple puisque ce sont des cho7 tube, sans talon. Je les ai fait bien plus longues que le modèle. Un vrai tricot acérébral comme je les aime tant, en indécrottable fainéante. J'ai utilisé des aiguilles double pointe n°3.

mardi 4 novembre 2014

lectures d'octobre

Lectures éclectiques en ce mois d'octobre.
Tout d'abord  le dernier livre écrit sur Sagan commandé à Anne Berest par le fils de l'écrivain pour les 60 ans de la sortie en librairie de Bonjour tristesse. Anne Berest a mis en parallèle sa vie d'aujourd'hui et celle de la très jeune femme de 1954 dont le roman va non seulement changer la vie mais aussi le paysage littéraire français engoncé dans la rigidité de l'après-guerre. Anne Berest se laisse littéralement porter par Sagan pendant une année, d'un côté la pétillante Françoise Quoiraz, de l'autre la Sagan planquée derrière sa frange, celle qui a brûlé la chandelle par les deux bouts. Un joli va et vient, un bel hommage à cette icône pour ne pas oublier qu'il faut offrir Bonjour tristesse aux jeunes filles d'aujourd'hui. Cette dernière remarque perso me vient de la réaction d'une jeune fille de 18 ans de mon entourage, bonne lectrice et assez cultivée, qui a prononcé "Sagane" en voyant son nom écrit sur un petit bracelet offert par une maison d'édition. Elle n'en avait jamais entendu parler...


J'avais chiné ce bouquin de Donna Tartt bien avant la sortie très médiatisée car très récompensée du Chardonneret. Je ne connaissais pas l'auteure, j'avais été attirée par la 4e de couverture. C'est le 2e roman de Donna, il est, comme le Chardonneret, très dense, très riche. Il met en scène une gamine du Mississipi dont la vie a basculé alors qu'elle n'est qu'un bébé. Pendant un jour de fête ou toute la famille est réunie, on retrouve son frère aîné pendu à un arbre au fond du jardin. De ce jour là, un voile de deuil morbide envahit la maison de son enfance et la livre à elle même et a ses questionnements. Elle est vive et têtue, elle veut faire éclater la vérité 12 ans après et s'embarque dans une aventure qui va la faire basculer du côté des adultes sans foi ni loi. Une très belle descente aux enfers dans le bayou, très bien documentée.



Ce livre, je l'ai trouvé dans une braderie du secours populaire. Juste avant de partir à Amsterdam. Il tombait à pic pour compléter la lecture d'Anne Frank car il donne à voir ce que sont devenus les voisins et amis juifs de la famille Frank après que celle-ci ait disparu officiellement pour la Suisse, officieusement dissimulée dans l'annexe pendant 2 ans. Ce témoignage d'Hannah Goslar, amie d'enfance d'Anne raconte (aux enfants à partir de 9 ans) l'horreur des rafles et les années qu'elle passera dans le camp de Westerbork puis à Bergen Belsen où elle retrouva Anne, juste avant sa mort. Hannah a accepté de témoigner car elle porte en elle cette culpabilité d'une chance insolente qui l'a faite revenir vivante des camps, contrairement à son amie dont la famille avait pourtant tout mis en oeuvre pour survivre.
Lors de la visite de la maison à Amsterdam, une vidéo montre Hannah sur les lieux de leur détention. Elle raconte les risques insensés qu'elle a pris pour apporter de la nourriture à Anne. Derrière elle, une campagne verdoyante, la nature a recouvert l'horreur des camps de la mort. De l'importance du témoignage.


Delphine de Vigan dépose dans ses livres une force d'attraction irrésistible. Qu'elle parle de sa mère (rien ne s'oppose à la nuit) ou d'elle dans cette autopsie d'une anorexie qu'elle a combattue, elle a le pouvoir de vous embarquer dans une spirale de mots justes, de respirations, dans un style clair et limpide, sans pathos et sans fard. Un témoignage fort et poignant sur cette maladie ravageuse si difficile à comprendre. Un écrivain qui se dessine aussi, puisqu'il s'agit là de son premier ouvrage publié.



J'ai découvert en septembre, grâce à Audrey, l'auteur écossais Peter May. Par le plus grand des hasards, il était l'invité du salon du livre de poche qui se tient tous les ans en octobre à Gradignan. J'ai pu donc converser avec cet homme charmant qui m'a dédicacé le premier tome d'une trilogie qui situe son héros sur l'île de Lewis, au large des côtes écossaises. J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman. C'est l'histoire d'un flic brisé qui retourne pour une enquête sur les traces de son passé dans une île inhospitalière qui fut le théâtre de son enfance et de son adolescence. Un jour il a quitté l'île pour fuir un lot insupportable de souffrance mais il a laissé là bas bien plus que ceux qui l'avaient accompagné et qui sont restés prisonniers de ce rocher fouetté par les vents. La nature si belle et si hostile est décrite avec fougue, les personnages sont fouillés, l'intrigue est très bien ficelée. J'ai hâte de découvrir les deux autres tomes.