jeudi 18 décembre 2014

7h09





Les retours de voyages sont toujours un peu tristes surtout quand on s'est senti comme un poisson dans l'eau au milieu d'une ville ou d'un pays inconnus jusqu'alors. Peu de temps après notre retour d'Amsterdam, j'ai trouvé cette carte postale au milieu d'un lot chez les chiffonniers. Et puis très vite après, le nouvel opus de Delphine est venu raviver mes souvenirs.... Il est beau, il me parle, il sera glissé sous le sapin car nous sommes quatre ici à partager et à déguster le souvenir de ce joli voyage. Merci Delphine, ton 7h09 tombe à pic !

mardi 16 décembre 2014

co-housing # 18

Hier soir, dans un bureau surchauffé, autour d'une table où les enfants dessinaient à l'arrière des contrats en cours de signature et se goinfraient de chocolats, nous avons ouvert le champagne. Hier K et moi avons paraphé une quarantaine de pages puis nous avons trinqué en grignotant des chips au wasabi. Hier nous sommes officiellement devenues les heureuses futures propriétaires d'un T4 qui sortira de terre le mois prochain. Bientôt les amis, les voisins ne nous diront plus "ben alors ce projet, je suis encore passé devant la parcelle, y a rien qui bouge !!". Bientôt les engins de chantier vont investir les lieux et le 14 février, jour de la saint valentin, la première botte de paille sera inaugurée par le maire en présence de tous les acteurs du projet et de la presse, puisque nous sommes des pionniers. 2015, nous entrons dans la phase concrète, la 3D, la gadoue et le bruit des machines !


mercredi 10 décembre 2014

lundi 8 décembre 2014

vide-grenier d'hiver


Nous avons passé, ma copine Valérie et moi la journée d'hier dans un gymnase pour essayer de nous débarrasser des jouets, bouquins, dvd etc... qui encombrent nos armoires. Un début prometteur le matin mais une journée qui finalement s'étire sans chalands à partir de 13h.... Bon, j'ai réussi à vendre quelques grosses pièces mais il me reste de quoi animer un nouveau vide-grenier au printemps....

mercredi 3 décembre 2014

lectures de novembre

Prix Nobel 2014, je me devais de faire une incursion dans le monde littéraire de cet écrivain majeur que je ne connaissais que de nom et pour sa discrétion maladive et légendaire. J'ai choisi de lire Un pedigree, puisqu'il s'agit de l'enfance de l'auteur qui est racontée là. C'était une façon de mieux le connaître peut-être. Un pedigree se lit très vite, c'est une liste de noms et de lieux qui le rattachent à la vie nomade de ses parents. Il semble s'affranchir du comportement pas net de son père pendant la guerre, comme s'il se débarrassait d'un fardeau bien trop encombrant. Les lieux, les dates, les personnages défilent à toute allure, on les oublie aussi vite. Je n'ai sans doute pas touché du doigt la grâce de son écriture, ce livre est à part dans son oeuvre. Mais sa mélancolie m'effraie un peu pour que je me décide à en savoir davantage.

Après la guerre est un roman violent. Il se situe à Bordeaux, terrain de prédilection de l'auteur, bordelais, et pendant les années sombres qui succèdent à celles non moins terribles de la deuxième guerre mondiale. Il met en scène un flic pourri qui fit les pires exactions pendant l'occupation et un juif qui revient des camps pour se venger de lui. Il y a aussi le fils de ce juif qui a grandi sans ses parents déportés et qu'il croit morts tous les deux. Lui, il est attiré par la guerre d'Algérie et devancera l'appel pour aller se battre. Comme si les deux hommes ne devaient jamais se retrouver, comme s'ils étaient à jamais passés à côté de leur vie ensemble. Beaucoup de sang et de douleur, des hommes qui gênent et deviennent des corps encombrants, un passé qui remonte des tréfonds de l'horreur, une ville noire et humide qui semble si différente du Bordeaux que je connais aujourd'hui. Le meilleur roman de Monsieur Lecorre.


J'ai la fâcheuse manie de collectionner les livres d'occasion pour mes enfants. Enfin je l'ai fait longtemps, leur proposant encore et toujours une bibliothèque bien garnie de titres pour la jeunesse. J'avoue quand même que j'ai acheté certains de ces titres pour moi, sachant pertinemment que les enfants ne seraient pas intéressés... Aujourd'hui je vide les bibliothèques en prévision de mon déménagement, je participe à des vide-greniers, j'allège la barque. Mais j'essaie de lire ces ouvrages avant qu'ils partent entre d'autres mains.
Voyage à Pitchipoï est le récit terrible d'un frère et d'une soeur juifs qui, si petits, vont connaître l'horreur du camp de Drancy, séparés de leur mère qui s'est enfuie et de leur père déporté qu'ils  ne reverront jamais. Ils seront livrés à eux mêmes et passeront plusieurs mois dans le dénuement le plus total, parqués et mal nourris comme des milliers d'autres. Il échapperont au camp de Pitchipoï où une mort certaine les attendait et ils retrouveront leur mère. Un témoignage fort sur l'enfance maltraitée pendant la période terrible de l'épuration.
Lettres d'amour de 0 à 10 est une belle histoire. Celle d'un petit garçon d'une dizaine d'années qui vit à Paris dans l'appartement tombeau de sa grand-mère. Elle est vieille, malheureuse et vit dans le souvenir de son époux qui est mort trop vite à la guerre et de son fils qui a disparu après la naissance du petit garçon, fou de douleur parce que la maman est morte en couche. Ernest s'ennuie, ne connaît rien à la vie à part le trajet entre l'école et l'appartement. Il est habillé comme un petit page, n'a jamais regardé la télé, n'est jamais monté dans une voiture, n'a jamais gouté au chocolat ni aux bonbons. Un jour une nouvelle arrive dans sa classe et sa vie est bouleversée. Victoire dépoussière et agrandit considérablement l'univers du garçon, insuffle la vie dans l'appartement musée. Les murs s'effondrent, les non-dits sautent, Ernest prend son destin en main et sa mamie avec lui. Une belle histoire d'amour filial et d'amour à la vie à la mort, de la fraîcheur et beaucoup d'imagination.


Le grand poète était un homme à femmes. L'amour pour Jeanne Voilier aura raison de ses dernières forces. La passion pour cette guerrière le consumera. Jeanne était une femme libre, une battante. Sa liaison avec Valéry est plus intellectuelle que physique, leur différence d'âge ni est pas pour rien. Elle a pris une revanche sur ses origines, elle s'est battue pour être une femme libre, elle veut entretenir cette liberté. Collectionneuse, amoureuse, frondeuse, charmeuse, elle a toutes les qualités et les défauts qui vont avec. Valery s'y brûlera les ailes et le coeur.
Après Clara Malraux, Dominique Bona dresse à nouveau le portrait d'une femme d'exception.

Fil rouge de ses lectures, la guerre. Celle du marché noir, de la collaboration, de la déportation, des morts au champ d'honneur, de l'élite qui choisit son camp, de l'exil des intellectuels et du système D.

mardi 2 décembre 2014

17 ans depuis 10 jours

Avec un léger retard inhérent à son statut d'enfant nomade de parents séparés, nous avons fêté les 17 ans de Lucien hier soir. C'était aussi le premier jour de l'avent, Nine avait voulu que la crèche et le sapin soient installés au salon. 2 heures de préparatifs à la sortie du boulot, mais rien n'est trop beau pour mon loulou !

l'incontournable gateau d'anniversaire des filles de Tambouille, indétrônable...



lundi 1 décembre 2014

attention les yeux !

fil woolly natural knitting DMC coloris 103
Parce qu'on a tendance à s'habiller un peu sombre en hiver, K. a choisi une laine orange pour ses moufles. Pour le modèle, je me suis inspirée de celui de tricofolk mais j'ai fait quelques modifications au niveau des poignets (j'ai monté sur une aiguille plus fine moins de mailles pour faire les côtes, et ils sont plus longs que les originaux). J'ai aussi fait quelques rangs supplémentaires entre la fin des poignets et l'ouverture pour le pouce. Aig. n°3 pour les côtes et 3.5 pour le corps des moufles.